Les Langues Vivantes – 1. Acceptables ou pas

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Je suis polyglotte, c’est à dire que je parle plusieurs langues vivantes à des niveaux différents (et je déchiffre une langue morte – si d’abord).

En plus du « français » – langue maternelle, j’ai le sacro-saint « anglais – très bon niveau » sur mon cv, ainsi que l' »espagnol » (pour le parcours scolaire classique); à cela j’ai rajouté le « russe » (et je ne vous parle pas du russe qu’on parle tous après plusieurs vodka), et l' »arabe » (le levantin); et en langue morte le hiéroglyphes (non mais ça fait toute la différence sur un cv).

 

Et bien durant mes divers entretiens j’ai eu le loisir d’apprendre que certaines langues étaient « acceptables » alors que d’autres devraient éviter d’être mentionnées; d’où l’idée de cet article.


 

En LV acceptables nous avons:

  • L’anglais. Non seulement parler anglais est acceptable mais en plus c’est souvent considéré comme essentiel: une évidence à un bon niveau dans une société qui devient de plus en plus anglo-saxonne et où beaucoup regarde les films en VO (ou lisent des livres – c’est plus rare mais ça existe encore).
  • L’espagnol. Si señor l’espagnol est bien vu par le recruteur dans la mesure où on évite de lui raconter que l’on s’en sert pour lire Che Guevara ou Diego Rivera dans leur lutte des classes (moins bien vu du coup) (le portugais est un plus).

 

En LV à éviter, j’ai testé pour vousSherlock_Holmes_emote_by_Mirz123:

  • Le russe. Je ne sais pas pourquoi mais jusque là l’image que le russe amenait de moi auprès de mes recruteurs était proche d’une photo de profil facebook d’une soirée trop arrosée. Mais depuis quelques temps, avec la crise en Ukraine et les relations avec Poutine, j’ai eu droit à des interrogatoires dignes d’une chasse aux sorcières sur mes intentions en apprenant cette langue (et répondre lire Tolstoï dans le texte n’est pas considéré comme une bonne raison). Cependant j’ai eu la chance de pouvoir mettre en pratique mon russe à l’époque où je gardais des enfants et où la jeune demoiselle commençait à l’étudier à l’école (autant vous dire que les parents étaient aux anges parce qu’ils n’y entendaient rien).
  • L’arabe. Pire que le russe, voilà l’arabe. Avec l’arabe j’ai eu droit à tout mais le pire a été quand j’ai postulé pour être pionne en collège. Les CPE m’ont demandé « Pourquoi l’arabe? » (et le russe je l’accorde). J’ai donc répondu que je le parlais d’abord parce que mon compagnon est arabe et que c’était l’occasion d’apprendre une langue mais la réponse n’a pas eu l’air de les satisfaire (on surfait en plein sur la vague de la radicalisation des jeunes et ils m’ont demandé si je comptais l’apprendre aux élèves remarkable___nano12_by_mirz123-d5kz064). Ils ont mis fin à l’entretien très vite.

J’ai retiré de mon cv ces deux langues et elles n’apparaissent plus que si elles sont un atout pour le travail demandé impatient_by_mirz123-d4dh7a5.


Les langues qui plaisent mais qui sont plus rares:

  • L’allemand. Même si la langue de Goethe fait moins rêver, elle est très demandée comme le néerlandais, le tourisme et le commerce se développe avant tout avec nos voisins.
  • L’italien. Même si peu parlé, il reste bien vu de l’avoir dans un cv.

 

J’avoue qu’aucune des langues que je parle n’a jamais franchement fait pencher la balance de mon côté en entretien mais le travail ne s’y prêtait pas. On m’a cependant conseillée de faire les démarches pour devenir traducteur assermenté ou expert judiciaire même si le secteur n’est pas porteur dans ma région, c’est une piste à exploiter.

 

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